Avenir radié

Axel Brun - Marie Dechavanne - Eleonor Klène - Antoine Nessi

Entre écritures et images, "Avenir radié" réunit quatre artistes jouant, détournant et tournoyant autour du paysage que celui-ci soit politique, naturel, social ou encore architectural. Leurs gestes constituent une prise de l’espace et une réappropriation des éléments qui ancrent le réel et le fictif dans notre société actuelle.

Axel Brun

Né en 1992 en Isère, Axel Brun vit et travaille à Marseille depuis l'obtention de son diplôme à l'École Supérieure d'Art et de Design de Valence, en 2015. Il travaille sculptures, installations sonores et vidéos de manière in-situ et contextuel. Conditionné par le lieu, le geste artistique se déploie au creux de celui-ci, modifiant l’espace en pièce immersive. La déambulation se transforme alors en expérience à l’intérieur de l’œuvre. Un travail plastique qui joue dans et avec l’architecture, privilégiant des matériaux standards, tel un contre-point de simplicité face à la complexité des oeuvres. L'aspect sonore n'en est pas moins oublié, celui-ci permet à l'artiste de nouvelles manières de tisser un lien entre le lieu et celui qui en est passager.

Marie Dechavanne

A travers mes sculptures, performances, installations et dessins, s’est peu à peu construit un cycle de travail contenant des gestes récurrents : Extraire - construire - fixer - faire disparaître.

C’est au centre de ce cycle que je me positionne, immobile, pour entrevoir le mouvement dessinant cette spirale existence.
Cette position naît d’une nécessité ; un besoin de se placer, d’être ancrée pour regarder ce qui m’est extérieur.
C’est le Niveau Zéro, un espace immatériel, un point de rencontre entre le ciel et la terre, un point de collision entre ce qui naît et ce qui disparait.
Que ce soit en expérimentant l’éphémère, à travers Architecture Flash, performance lumineuse ; ou en gardant trace d’un parcours avec Valence - Marseille, N7, les formes sont mises à plat, à même le sol, entre paysage en chantier, champ de ruine et fouilles archéologiques.

Eleonor Klène

Eleonor Klène restitue une possibilité de monde juste à côté du nôtre, un infra monde irradié appartenant aux débris de l'histoire récente et sis dans une géographie continentale dévastée, comme si ses vastes installations mixaient la solitude des parcs de loisirs récents mais déjà abandonnés aux lumières usées de la guerre froide.

 

C'est d'abord un travail de sculpteur attentif aux qualités des matériaux où même les images sont traitées dans leur matérialité : structures pour l'aménagement d'espaces "récréatifs", cabines de plage, pédiluves sont attenants aux coffrets lumineux où une photographie cuite et recuite finit de s'assombrir, aux panneaux pédagogiques ou signalétiques d'issues de secours et de soins d'urgence. Ces vastes installations sculpturales invitent le spectateur à un parcours dont les stations sont parfois un texte comme, par exemple, Séjour à Podestat, roman et récit de voyage où le futur immédiat à des allures de ruine.

(Frédéric Valabrègue, 2016)

Antoine Nessi

Antoine Nessi est un sculpteur français. Il a obtenu un DNSEP à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Son travail a été présenté lors d’expositions personnelles à La Pipe Factory à Glasgow, à 360 m3 à Lyon et en duo avec Paul Paillet à HLM / Galerie Où à Marseille de même qu'à Interface à Dijon. Il a participé à diverses expositions collectives notamment Par les temps qui courent au Grand Café à Saint- Nazaire, Être chose au Centre international d'art et du paysage de Vassivière et The Promise of Moving Things du commissaire Chris Sharp au Centre d’art contemporain d'Ivry-sur-Seine. Il a effectué des résidences au Glasgow Sculpture Studio en Écosse ainsi qu’à la Fonderie Darling à Montréal.