Justine Pluvinage

L’intime chez Justine Pluvinage englobe toutes les significations, physique et psychique : le « strictement personnel », le « tenu secret », le corps nu, le contact charnel, le désir pour quelqu’un... Tout devient matière à réflexion documentaire et expérimentation filmique. Avec sa caméra si intrusive et subjective, le spectateur doit oublier la position de voyeur dans laquelle il se trouve, et accepter l’immersion, le mélange constant du privé et du public, de l’art et de la vie.

 

Mettre à nu est un protocole qu’elle affectionne particulièrement, et avec lequel on peut décrypter l’entièreté de sa démarche : déshabiller, se jouer des convenances, attentes, clichés, tabous. Assumer une nudité en tant que geste politique, féministe, risquer d’être, sans paraître, provoquer, se mettre à poil au sens propre comme au figuré. Se livrer intimement par le corps ou la parole. Une expérimentation filmique en camping naturiste s’impose alors à elle comme le terrain de jeu symbolique de toute une démarche. La nudité sublime et tourne en dérision le quotidien, chaque mouvement devient une poésie. Les corps sont ainsi montrés puissants et vulnérables, drôles et émancipés.

 

Le travail de Justine se déploie entre l’art vidéo, le film documentaire et la fiction. Il a notamment été montré au FOAM à Amsterdam, dans les modules du Palais de Tokyo à Paris et au High Park Art Center de Chicago en janvier 2018. En 2013, elle participe au 58e Salon de Montrouge dont elle remporte le Grand Prix.

Balltrap

Vidéo

2013

Virile_bigdick

Vidéo

2015